Reviews de Concerts - Nonewsweb
 
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mardi 31 juillet 2007

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Art of Fighting aux Arènes de Montmartre, Paris

Art Of FightingPour voir une sélection de photos : cliquez sur l'image/To see a selection of pictures : click on the image
Le moins qu'on puisse dire, c'est que les Australiens d'Art of Fighting savent se faire désirer.
Près de six ans après un concert à la Guinguette Pirate dont on garde encore le souvenir ému, les revoilà enfin en France, pour un concert aux Arènes de Montmartre dans le cadre du festival Paris Quartier d'Eté. Accueillis par un public plus fourni que nous n'aurions pensé, le quatuor semble très en forme, alternant anciens et nouveaux morceaux.
A plusieurs reprises, ils feront des remarques sur le décor, un petit amphithéâtre romain perché sur la butte Montmartre, qui il faut bien le reconnaitre se prête parfaitement à ce type de concert : entendre des morceaux comme Say I'm Right ou le splendide Akula en voyant la nuit tomber sur les toits parisiens est un plaisir rare et précieux.
Le concert prend parfaitement, le groupe à l'air sincèrement touché par l'écoute attentive du public. On regrettera simplement l'absence de Find You Lost, considéré ici comme leur meilleure chanson. Mais c'est vraiment parcequ'on aime pinailler.
C'est donc avec un grand sourire aux lèvres qu'on quitte Montmartre ce soir là, en espérant vivement pouvoir revoir les quatres Australiens avant 2013.

mercredi 25 juillet 2007

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Taxi Taxi, Andy Yorke et This is the Kit au Divan du monde, Paris

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This Is The KitDans le cadre de ses concerts du mercredi estivaux, le Divan du Monde invitait ce soir This Is the Kit, Andy Yorke et Taxi Taxi pour une soirée de concerts calmes, avec un public confortablement installé autour de petites tables.

Première à se lancer, Kate Stables, officiant sous le pseudonyme This Is The Kit délivre quelques unes de ses petits trésors pop folk. Frais et entrainant, un set idéal pour bien commencer la soirée.

Andy YorkeA la surprise générale (et manifestement la sienne en particulier), Andy Yorke passe en second, et non en tête d'affiche comme initialement prévu. Il n'empèche que par ses nouveaux morceux, agrémentés de quelques anciens tubes de son précédent groupe Unbelievable Truth, il nous rappelle à nos souvenirs de jeunesse, avec sa pop mélodique au possible, un peu comme si Keane avait du talent, en fait. Son album devrait sortir d'ici la fin de l'année, dès que la distribution aura été planifiée.

Taxi TaxiLa rude tache de clôturer la soirée revient donc aux deux jeunes jumelles suédoises de Taxi Taxi. Leur set est certes mignon, joli et gentil, mais manque décidément trop de force, se limite trop à une resucée mille fois entendue de Bjork ou Cocorosie. On s'ennuie vite.

mardi 3 juillet 2007

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Beirut et Sidi Ali au Trabendo, Paris

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Après un concert prévu en novembre mais annulé au dernier moment, les américains de Beirut sont très attendus ce soir. Initialement prévu à la Maroquinerie, le conert a finalement lieu au Trabendo, plus grand. Ce qui ne l'empêche pas d'être complet depuis des lustres.

Sidi AliLa première partie devait être assurée par les Dirty Projectors. Etant sans la moindre nouvelle d'eux, le promoteur du spectacle fera finalement appel à Sidi Ali, dans un style dépouillé, se bouclant lui même à la manière de Joseph Arthur, Sidi Ali convainc, délivre un set tout en retenue et fort réussi. Une découverte à suivre attentivement.

Finalement, les Dirty Projectors arriveront à temps pour faire un morceaux qui nous mettra en appétit. Eux aussi pourraient bien se faire une bonne place sur nos platines, mais c'est un peu dur à affirmer sur une seule chanson.

BeirutEnfin voici le groupe Beirut qui monte sur scène, et on sent tout de suite qu'ils veulent en découdre. Zach Condon, dans un très bon français, harangue la foule et se moque gentiment du public qui le pousse à boire. Bien épaulé par un groupe très remuant, se passant sans cesse les instruments de l'un à l'autre, il délivre un concert enthousiasmant, jouant un bon nombre de nouveaux morceaux qui laissent espérer un successeur digne du brillant Gulag Orkestar, et enchante le public. Un moment en particulier restera dans les mémoires : entourés des Dirty Projectors et de divers membres du public, le groupe se lancera dans une interprétation endiablée du Siki Siki Baba, du Kocani Orkestar. Un moment Rare.

lundi 19 mars 2007

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Arcade Fire et Electrelane à l'Olympia, Paris

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Arcade FireDes billets partis en une journée, deux soirs à l'Olympia pleine comme un oeuf, et à peine rentrés dans la salle qu'on aperçoit sur la scène toute une machinerie de tubes néons et d'écrans, on a un peu peur, autant l'avouer. Arcade Fire, dès leur deuxième album, sont-ils devenus les nouveaux Pink Floyd ? Aura-t-on avoir droit à un spectacle son et lumière aussi spectaculaire que sans âme ?

On met ces pensées de côté pour profiter de l'excellent set des anglaises d'Electrelane Si on avait été déçus la dernière fois qu'on avait pu les voir par un set trop mou, ce soir au contraire, la sauce prend immédiatement pour un concert vif et efficace.

Nous revoilà avec la peur de la nouvelle grandeur des canadiens d'Arcade Fire, qui, heureusement, se dissiperont toutes seules en une seconde. Au lieu d'une entrée fracassante, tambours battants et effets stroboscopiques déchainés, le concert débute dans le public par une version acoustique, sans autre amplification que deux portes voix, de Wake Up. Le ton est donné, et tout le concert se fera, étrangement pour une salle aussi grande que l'Olympia, comme si on venait voir des amis jouer trois reprises dans un bar de quartier. La relation des membres du groupe avec le public est extrêmement forte, et reste la principale puissance d'Arcade Fire, capable de faire frissonner tout l'auditoire sur Rebellion (Lies) et de l'entrainer sur une reprise réussie de Poupée de cire, poupée de son.

La tension ne retombe jamais, même dans les moments les plus calmes, comme Haïti, et on finit le concert sur les genoux, après une version tout en rage et en électricité de Neighborhood #3 (Power Up). Certains veinards, plus patients que nous, auront même droit à un second rappel une bonne dizaine de minutes après que les lumières se soient rallumées, dans lequel ils entendront le triste In the backseat.

dimanche 13 août 2006

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La Route du Rock, Saint Malo - Dimanche

Vendredi - Samedi

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Grizzly BearBeaucoup l'avaient prévu, et hélas ils avaient raison : Television Personalities ont annulé leur venue Malouine, et seront donc remplacés par Grizzly Bear, après leur forte impression au Palais du grand large. Les Américains font un rock athmosphérique plutôt agréable et rafraichissant. S'amusant avec un beau nombre d'instruments différents, le quatuor fait un peu penser aux groupes les plus calmes du label Temporary Residence et est, pour cette dernière soirée du festival, une première belle découverte.
Le principal problème du set sera d'ordre météorologique : après deux jours sans une goutte, une légère averse durera tout le temps du concert. Par chance, ce seront les seules gouttes de toute la soirée.

Spinto BandIci, on n'a jamais été de ceux qui ne peuvent apprécier un groupe que s'il est totalement inédit, sans aucune source d'inspiration identifiable. Certains de nos groupes favoris se fondent même sur un maëlstrom d'influences.
Mais il y a quand même une limite et The Spinto Band la dépasse allègrement. Depuis leur prime enfance, ces jeunes gens doivent probablement n'écouter que du Pavement, jour et nuit. On a même souvent, lors de leur set, l'impression de se trouver devant un des ses groupes sosies, tels les Bittles où les U3, qu'on croise dans les faux pubs Parisiens. On adorait Pavement, mais là, vraiment, une telle photocopie nous lasse assez vite.

KaterineUn qui ne nous lasse pas, par contre, c'est Katerine. Et pourtant, on l'a vu dèjà quatre fois depuis décembre dernier. Mais chaque concert est différent par de petits détails, des délires verbaux interminables et hilarants. Ce soir, ce sera ses habits -un simple slip et des chaussettes, auxquels s'ajoutent un fort joli bodypaint représentant un Jésus Christ et une croix-, et une énergie insoupçonnée. Déchaîné, le Breton s'amuse beaucoup, saute partout et entraîne groupe et public dans sa folie furieuse.
La cerise sur ce fort beau gâteau sera sur la fin, quand tout le groupe se retrouvera en uniforme de Katerinette - slip vert, sous pull rose et perruque blonde platine-, rejoint par Michèle Soulier et Hugo Cassavetti, venus commenter le concert sur Radio-France et embarqués à l'improviste.

Franz FerdinandAprès Mogwai et Belle and Sebastian, dernière étape du tour d'Ecosse de ce festival avec Franz Ferdinand, grosse tête d'affiche de la soirée. On avait réellement adoré leur set l'an dernier à Rock en Seine, mais cette année, la sauce prend un peu moins. Le fait d'avoir très peu écouté le dernier album y est probablement pour une bonne part et on retrouve quand même assez souvent le Franz Ferdinand qu'on apprécie : probablement pas le plus inspiré des groupes au monde, mais diablement efficace. La redoutable This ffffire nous mettra tout particulièrement les sens en fusion et nous épuisera, joyau dans un concert agréable, mais sans réel génie.

Band of HorsesLa culture club parisienne nous gonfle déjà assez séverement comme ça à Paris pour ne pas en plus se la fader à Saint Malo. On sait donc déjà par avance qu'on ne restera pas pour le set de Chloé, et que Band of Horses sera le dernier groupe de cette édition en ce qui nous concerne. Et quel final ! Devant ce quatuor américain, on pense parfois à un Midlake plus country. Un folk résolument moderne, à la violence renfermée mais toujours très présente. Avec des chansons quasi-parfaites comme The Funeral, Band of Horses se révèle être une des claques de ce festival, et la plus belle découverte qu'on y fera.
C'est en regardant le chanteur lancer un cri d'une infinie tristesse dans le micro qu'on se dit que c'est là tout le talent de la Route du Rock. Là ou d'autres festivals engrangent sur de gros noms tout en utilisant les petits groupes comme de bien pratiques bouche-trous, les Bretons de la Route du Rock utilisent les têtes d'affiche pour faire découvrir leurs coups de coeur, les formations qui compteront. Et on peut affirmer que tant qu'ils inviteront des Band of Horses, des Why?, et des Howling Bells, quitte à risquer le plantage de The Spinto Band ou de Cat Power, nous serons là, fidèles à ce festival pas comme les autres et plus que jamais indispensable.

samedi 12 août 2006

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La Route du Rock, Saint Malo - Samedi

Vendredi - Dimanche

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You say party! We say die!Deuxième soir de cette Route du Rock et de grosses attentes, avec les concerts des excellents Belle & Sebastian et TV on the radio. Mais d'abord, nous allons enfin savoir qui se cache sous le nom mystérieux de You say party! We say die!. Cette troupe de Canadiens délivre un rock tranchant, assez efficace. L'alliance des voix est particulièrement originale dans ce type de musique. Ils délivreront par ailleurs un des moments les plus involontairement drôles du festival en croyant tout le long du set qu'ils avaient épuisé leur temps de passage... Un concert qui ne révolutionera probablement pas le rock, mais qui se révèle un excellent moyen de commencer la soirée.

The PipettesA l'arrivée des Pipettes, une seule pensée nous traversa l'esprit : "wow". En uniformes réglementaires des girls band 60's -courte robe à pois, collant, serre-tête-, les trois Anglaises présentent physiquement toute la panoplie des fantasmes du popeux moyen : un blonde à l'air intello qui fait un peu penser à Laura Veirs, une blonde péroxydée type Alerte à Malibu et une très très jolie brune qui ressemble un peu à Thora Birch. Et en plus, elles chantent! Et plutôt bien, finalement. Leur pop sucrée se révèle diablement dansante; avec les chorégraphies et les gilets jaunes de leurs musiciens, les Cassettes, mettent bien le public dans une ambiance de fête de la promo d'une teen comédie américaine. Exemple type d'un groupe dont les albums sont probablement inécoutables, mais dont les concerts soulevent l'enthousiasme.

Belle and SebastianGros espoir de la journée pour nous, Belle and Sebastian n'a pas déçu une seconde, délivrant le concert du festival.
Il est une chose de faire un bon concert, mais quand en plus, il est fait avec un plaisir évident, de l'humour et sans se prendre au sérieux une seconde, c'est là qu'on peut voir la patte d'un grand groupe. Enchaînant anciens tubes (Le pastie de la bourgeoisie, Like Dylan in the movies, et le redoutable Electronic Renaissance) et morceaux plus récents (The blues are still blue, Funny little frog,...) avec brio, les Ecossais se permettent même un instant de grâce absolue en jouant leurs deux meilleurs morceaux, I'm a cuckoo et Jonathan David d'affilée.
Vous l'aurez compris, par ici, on est fan et ce concert nous aura confirmé tout le bien qu'on pense d'eux.

Cat PowerAprès l'ébourrifant set de Belle and Sebastian, difficile succession pour Cat Power qui s'est, franchement, plantée en beauté. Là où ses précédents concerts pouvaient tout aussi bien être en état de grâce absolue que totalement foirés, avec une Chan Marshall cherchant ses mots. Ce soir, elle est bien, très bien, trop bien. Complètement carré, le set de l'Américaine ne fait passer aucune émotion. Entourée de requins de studio qu'on aurait plus vu accompagner Johnny dans sa tournée des stades que dans ce cadre magique, jouant de sa voix prétenduement soul, Cat Power nous ennuie profondément. Tout cela pourrait aller si, en plus, elle ne jouait pas les divas. Sûre de son immense talent, elle en fait des tonnes, joue bien plus longtemps que prévu et se permet même de gacher par ses mimiques ravies le seul moment durant lequel elle aurait pu nous faire ressentir quoi que ce soit, seule au piano.
Démago, prétentieuse, mortellement ennuyeuse, Cat Power semble aller mieux. Tant mieux pour elle, mais était-ce la peine de nous saouler deux heures durant avec son mielleux bonheur ?

TV on the Radio Pour ceux qui veulent de la soul, de la vraie, le moment est enfin venu. Contrairement à l'usurpatrice Cat Power, les New-yorkais de TV on the Radio ne prennent aucune pose, ne jouent pas à être des grandes divas... Ils n'en ont pas besoin, la soul coule dans leur veine. Leur génial mélange de rock âpre et de blues fait des merveilles, reveille les sens des festivaliers assoupis et réussit même l'espace de la géniale Staring at the Sun à faire danser le fort comme un seul homme. Plus calmes que lors de leur dernier passage au fort, ils parviennent à injecter de l'émotion dans leur magma sonique. Ce groupe est de la pierre dont on fait les groupes qui comptent.

vendredi 11 août 2006

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La Route du Rock, Saint Malo - Vendredi

Samedi - Dimanche

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La chèvre malouineNous y revoilà donc, comme tous les ans, à se tenir à la barrière devant la scène de ce cher fort de Saint-Père. La première prestation ne sera pas pourtant le fait d'un groupe, ni d'un chanteur solo mais... d'une chèvre, se balladant au milieu de l'espace presse. On en avait entendu parler, des fameuses chèvres du fort, mais en voir une en vrai, à quelques mètres, c'est un peu une révélation pour les festivaliers Malouins que nous sommes.

Remis de cette expérience quasi-mystique, on peut immédiatement voir les énormes améliorations apportées à l'organisation depuis les années précédentes : plus de toilettes, une sécurité au top, efficace sans se faire trop présente, et surtout, surtout, les horribles caissons de basse placés juste devant la scène ont été déplacés sur les cotés, améliorant l'écoute pour les quelques premiers rangs de manière considérable.

Howling BellsPremiers à se produire, les Australiens de Howling Bells ont la dure charge de lancer la machine, et s'en sortent plutôt pas mal. Leur rock serré et efficace se fait parfois carressant par la belle voix de la très belle chanteuse. Par moment, on pense un peu au set des Raveonettes l'an dernier par cette manière de manier douceur et dureté dans le même morceau. Assurément un groupe à suivre et dont les futurs concerts seront à ne pas louper.

Why?Why? font une musique qui rappelle au premier abord le hip hop mutant de Buck 65, mais qui aurait troqué Woody Guthrie contre l'intégrale de Blur. Avec trois multi instrumentalistes assez barrés sur scène, le set aurait vite pu se transformer en exercice de style brouillon, mais heureusement, en grande partie grâce à une émotion toujours présente et un humour acide, il décole pour se révéler être un des tout meilleurs de cette édition.

IslandsDepuis la séparation des géniaux Unicorns, on guettait des nouvelles de ces uluberlus. C'est donc peu dire que la réincarnation sous la forme de Islands nous avait rempli d'espoir. Espoir hélas un peu vain. Si on s'amuse bien dans leur concert, tout semble un peu trop préparé, lisse, là où les Unicorns étaient furieux et où leur seul concert Parisien s'était terminé en tentative de destruction de la salle à coup de pied de micro. Chez Islands, on est plus poli, plus mignon, les costumes sont mieux taillés et leurs chansons restent de bons hymnes de pop flamboyante, mais au final, on préférait assez franchement l'absence de calcul...

CalexicoDepuis deux ou trois ans, on avait un peu, par flemme, laché Calexico... Nous avions tort... Pour ce set, les Californiens déroulent une setlist parfaite, alliant nouveaux morceaux plus rock, anciens tubes latinos et un bon nombre de reprises inspirées. On retiendra tout particulièrement le bel hommage à Arthur Lee avec une relecture de Alone Again Or. S'en suivront une version franglaise de la Chanson de Prévert, de Gainsbourg, et même quelques vers de Manu Chao ! En pleine forme, manifestement heureux de jouer, Calexico faisait ce soir vraiment plaisir à voir et nous a réconciliés avec ce groupe qui sera toujours bien plus enthousiasmant sur scène que sur album.

MogwaiIl arrive parfois qu'un concert soit gaché par de bêtes petits détails, et pour ce concert des Glaswegians de Mogwai, il suffira d'une emmerdeuse fin bourrée pour nous sortir du set en permanence. C'est là un des drames de Mogwai : Si leurs concerts se sont fait plus calmes, moins soniques et assourdissants, ils sont aussi devenus plus fragiles, trop fragiles. En salle, ce tournant passe parfaitement, mais est-ce le bon choix pour un set de festival? On sera cependant heureux d'entendre à nouveau la très belle Helicon 1.

LiarsUn set du trio New-Yorkais Liars est toujours unique, fou et brutal. Celui-ci ne fera pas exception à la règle. Inutile de chercher à discerner les morceaux, ils s'interpénetrent tous, se mélangent pour arriver à un magma sonique inédit. Pour une fois habillé plutôt sobrement, en costume cravate, Angus Andrew hurle à pleins poumons ses incantations ensorceleuses, et on en reste épuisé, l'esprit vidé par un tel défoulement. Liars en concert confirme être une expérience que tout amateur de musique devrait faire au moins une fois, quitte à les haïr, mais il est impossible de leur rester indifférent.

jeudi 13 juillet 2006

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Mono au Point Ephemère, Paris

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MonoSi on peut bien dire quelque chose sur les Japonais de Mono, c'est qu'ils ne savent pas se faire rares. En à peine plus de deux ans, c'est ce soir la sixième fois qu'ils passent à Paris. Alors pourquoi retourner à nouveau les voir, nous demanderez-vous ? Simplement parcequ'à leurs concerts, loin d'un groupe toujours bon et constant, on vient voir un quartet au bord de l'accident, plantant parfois complètement leur set, mais jamais monotone, toujours d'une rare intensité.

Ce soir, à l'occasion de la sortie de leur nouvel album You are there, ils délivrent une prestation impeccable, parfois brutale, puis carressante. Mais là où on avait par moment l'impression auparavant qu'ils se limitaient au jeu quelque peu puéril de "On va jouer plus fort que Mogwai", ils ont cette fois un coté beaucoup plus prenant, triste, et vont par moment chasser sur les terres sombres de Godspeed You! Black Emperor.

A l'occasion de ce énième concert parisien, ces stakhanovistes montrent donc ici leur coté plus noir, déprimé et incroyablement beau. Un des concerts de l'année, à n'en pas douter.

lundi 22 mai 2006

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Josh Ritter au Virgin Megastore du Louvre, Paris

En showcase dans un magasin de disques, Josh Ritter se montre encore plus émouvant que d'habitude.

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samedi 20 mai 2006

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Josh Ritter & Nicolai Dunger au Café de la Danse, Paris

Malgré un public au début un peu froid, Josh Ritter emmène ses tubes folks vers le rock le plus efficace.

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mardi 16 mai 2006

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Dominique A & Mansfield Tya à l'EMB, Sannois

Après un début de concert un peu poussif, Dominique A reprend le contrôle de ses morceaux et redevient le meilleur emblème d'une chanson française brute et intelligente.

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jeudi 11 mai 2006

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The Divine Comedy & Morning Runner à la cigale, Paris

S'il faudra attendre un peu pour que les nouveaux morceaux de Divine Comedy mûrissent pleinement, Neil Hannon prouve encore une fois qu'il est un des tous meilleurs sur scène.

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