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jeudi 13 juillet 2006

jeu
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juil '06

Mono au Point Ephemère, Paris

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MonoSi on peut bien dire quelque chose sur les Japonais de Mono, c'est qu'ils ne savent pas se faire rares. En à peine plus de deux ans, c'est ce soir la sixième fois qu'ils passent à Paris. Alors pourquoi retourner à nouveau les voir, nous demanderez-vous ? Simplement parcequ'à leurs concerts, loin d'un groupe toujours bon et constant, on vient voir un quartet au bord de l'accident, plantant parfois complètement leur set, mais jamais monotone, toujours d'une rare intensité.

Ce soir, à l'occasion de la sortie de leur nouvel album You are there, ils délivrent une prestation impeccable, parfois brutale, puis carressante. Mais là où on avait par moment l'impression auparavant qu'ils se limitaient au jeu quelque peu puéril de "On va jouer plus fort que Mogwai", ils ont cette fois un coté beaucoup plus prenant, triste, et vont par moment chasser sur les terres sombres de Godspeed You! Black Emperor.

A l'occasion de ce énième concert parisien, ces stakhanovistes montrent donc ici leur coté plus noir, déprimé et incroyablement beau. Un des concerts de l'année, à n'en pas douter.

lundi 10 juillet 2006

lun
10
juil '06

Coupe du monde 2006 : Une défaite réussie

Souvenons-nous, 1998. Coupe du monde en France. Les Français, outsiders, jouent, re-jouent, re-re-jouent, et gagnent. Très bien, très joli, pas trop de vilains gestes, net et sans bavures. Mais bon sang, terriblement ennuyeux... Même moi qui ne regardait pas le foot baillait à l'évocation des exploits d'Aimé Jacquet et des ses petits soldats. Une coupe du monde scénarisée par Walt Disney, en somme...

Revenons à présent en 2006. Coupe du monde, à coté de la France. Les Français jouent, re-jouent, et re-re-jouent. A ce moment, précis, tout le monde se dit que c'est reparti comme en 40, ils vont faire une jolie victoire contre les Italiens, descendre les Champs en autobus, faire la bise à Bernadette et apparaître dans les pubs Volvic, Ford, Adidas, Fleury-Michon, Scholl, Kellogs et Butagaz. Très bien, très chouette, très ennuyeux.

Et là, ce 9 juillet, quelque chose se passe, enfin ! Le match que j'ai regardé [1] est rugueux, violent, mauvais. Les Français semblent dominer [2], mais ne mettent pas de but. La tension est palpable, Vieira en a la fesse -littéralement- déchirée, et tout cela commence à avoir une certaine gueule. Jusqu'au très commenté coup de boule de Zidane. Ha, ce coup de boule... il excusera beaucoup... enfin fini les mièvreries sorties à tout bout de champ par le footballer préféré de ma grand-mère, les les téléthons, sidactions, pièces jaunes encaissées et toutes les belles paroles sucrées. La France et Zidane perdent le match dans un défoulement bienvenu de hargne et de colère. Efficace, manifestement non, télégénique, ô combien !

Une défaite, certes, sans happy end, mais franchement, au cinéma, vous préférez voir le dernier film avec Meg Ryan ou Seven ?

Notes

[1] qu'une chose soit claire, cela reste entre nous, je nierai farouchement

[2] où en tout cas, mes beau-frères qui s'y connaissent le disent