Photos/Pictures : The Divine Comedy

The Divine ComedyOn n'a pas toujours de chance avec les premières parties, et ce soir en est la pire démonstration. Si Morning Runner a sorti il y a quelques mois un single sympathique, ils font ce soir un concert très moyen. Espèce de croisement entre Coldplay et Keane, on se dépêchera de les oublier sitôt la dernière note jouée.

Une longue installation plus tard, voilà enfin celui que l'on attend depuis le concert des Folies Bergères en 2004, et comme toujours, Neil Hannon, le crooner de poche de The Divine Comedy, est déchaîné. Bavardant dans un franglais des plus approximatifs[1], il enchaîne au début les morceaux de son premier album. Si To die a virgin fait immédiatement mouche, il faut reconnaître que d'autres s'en sortent moins bien, comme A lady of a certain age. On ne s'inquiète cependant pas plus que ça, depuis qu'on connaît l'Irlandais, ses albums ont toujours mis un certain temps à s'imposer dans nos cerveaux, à mûrir peu à peu avant de se révéler dans toute leur beauté. La suite du concert nous rassurera aussitôt. Les morceaux plus anciens marchent toujours formidablement bien, et Tonight we fly est décidément une chanson absolument enthousiasmante. On aura même droit, en rappel, à un cadeau somptueux : la vieillerie Secret Garden, toute en intensité rentrée.

A nouveau, Neil Hannon conforte donc son statut d'un des meilleurs performers en activité, et il nous tarde de le revoir dans nos contrées, pour un autre de ses concerts d'exception.

Notes

[1] Il s'excusera d'ailleurs platement de ne pas avoir appris le français, comme il l'avait promis il y a deux ans.